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INAUGURATION DU NOUVEAU BEFFROI DU QUIOU

Monseigneur,

C’est avec une grande joie que le conseil municipal et moi-même, nous vous accueillons au Quiou.

Je suis heureux également de recevoir notre père curé Jean MABUNDI que je souhaite remercier pour son écoute et sa disponibilité 

Monseigneur, il y a plus de 150 ans des hommes et des femmes ont souhaité réaliser cet édifice, en pierres de faluns. Cette église construite en 1864, bénite en 1866, remplace une plus ancienne de construction romane  ressemblant à ces voisines comme Tréfumel ou Saint Maden.

Elle représente un des derniers édifices construit dans cette pierre locale et identitaire du pays des Faluns appelée plus communément pierre de jauge, pierre s’inscrivant à notre patrimoine culturel.

Cette pierre a permis aux hommes et femmes de cette région de s’établir et vous y trouverez comme traces de construction d’autres lieux emblématiques dont une villa gallo-romaine, un manoir des 14 ième et 15 ième le château de HAC, une chapelle du tro-Breiz du 16ème et des fours à chaux.

Vous comprendrez Monseigneur, notre attachement à notre identité culturelle, nous y veillons, c’est bien le terme veiller qui nous interpelle, être veilleur, être vigilant afin de conserver la mémoire des bâtisseurs, aux hommes et aux femmes de bonne volonté qui au cours des siècles ont été passeurs d’histoire.

Cette église est le résultat du fruit de la terre, comme l’intégralité du bâti de cette commune, nos entrepreneurs  reprenant le matériau local et l’utilisant avec parcimonie.

Etre veilleur ou passeur d’histoire, c’est prévoir les affres du temps et  grâce aux institutions de tutelle, conseil régional, départemental ou fondation du patrimoine, nous   veillons à entretenir ce bâtiment. Vous comprendrez l’effort consenti par notre municipalité ayant peu de moyens mais voulant être respectueux de son patrimoine

Si nous sommes réunis ce soir pour le changement du beffroi de la chambre des cloches cet art campanaire réalisé par l’entreprise Art Camp, il vient juste après la rénovation de tous les vitraux par l’entreprise Botrel, la restauration de notre harmonium grâce au concours de l’association du duché Anne de Bretagne, la fabrication d’une cathèdre par notre ami Bruno d’Abbadie, les grilles de communion réparties selon l’avis de la commission diocésaine de l’art sacré, la mise hors d’eau du dôme à l’impériale, peu répandu en Bretagne et caractérisant la tour construite en 1841. 

Toutes ces étapes, réalisées par des artisans, montre là aussi la nécessité de garder tous ces métiers d’art, ces métiers venant compléter notre volonté de veille, entretenir sans dénaturer et respecter le travail perpétué  depuis des siècles

Mais entretenir ou rénover c’est aussi préparer cet édifice à l’avenir, s’interroger sur son devenir, de quelle manière peut-on le faire vivre,  y associer certaines formes d’arts, sans dénaturer l’esprit sacré qu’il exprime !  

En effet, nous devons d’ores et déjà plancher sur ces thématiques afin de perpétuer les générations futures à conserver après nous ce riche patrimoine inscrit dans l’histoire de France, ce pays  si riche en patrimoine acceptant toutes les formes d’art, de littérature, et force de progrès à travers les siècles

Monseigneur, je vais clore ici mon accueil républicain, votre présence montre votre attachement à ces lieux, mais aussi illustre aussi votre soutien à notre collectivité qui œuvre comme d’autre à la  sauvegarde de son patrimoine culturel.

Une nouvelle fois soyez le bienvenu Monseigneur !

Arnaud CARRE